La grève illimitée venait d'être votée au cégep du Vieux Montréal le 16 février 2012. Une occupation est alors tentée durant la nuit
du 16 au 17 février dans le but de permettre l'accès au hall du cégep et
aux locaux de l'association, chose que la direction du cégep avait refusée.





















Vers 1h du matin le 17 février, la SPVM arrive sur les lieux et commence à délimiter un périmètre de sécurité autour
de l'entrée, divisant ainsi les étudiants en deux: ceux qui sont restés, ceux qui sont sortis. S'ensuit alors un jeu du
chat et de la souris avec les étudiants à l'extérieur.













Étant en communication avec une connaissance à l'intérieur de l'établissement, je tente de jouer les médiateurs entre
les forces de l'ordre et le groupe d'étudiants. Mais l'agent de police ne coopère pas.
Le message est clair: "Nous avons déjà donné l'ordre d'éviction des lieux."
Alors que je venais de convaincre ma connaissance de
sortir malgré le peu d'assurance sur la certitude d'un accueil pacifique de la part de la troupe anti-émeute, un groupe d'hommes
traverse la barricade et pénètre dans le cégep. Ma connaissance coupe la communication.



Les forces de l'ordre finissent par libérer la place, délimitant un périmètre jusqu'aux rues Saint-Denis et Émery.
Sur Ontario et Saint-Denis, une barrière de policiers est dressée, et tout naturellement, le groupe de manifestants qui
fut repoussé et des passants interpellés par les évènements s'attroupent devant, gardant une distance raisonnable du mur.
Cinq minutes s'écoulent alors dans le calme, sans aucun affrontement entre manifestants et policiers. On s'échange différentes
informations, on essaye de faire le point sur les évènements, on tente de retrouver une certaine clarté d'esprit. Et pourtant,
sans aucun avertissement, l'ordre est soudainement donné aux policiers de lancer l'offensive. Le groupe de civils est alors
dispersé sous une pluie de coups de matraque et séparé dans la cohue. Avec deux policiers à mes côtés, j'arrive
malheureusement à attraper ces deux images de cette femme entourée par ces hommes...




Vers 2h, il ne reste que des petits groupes de manifestants rôdant autour du périmètre, cherchant
à savoir ce qui se passe à l'intérieur...